PLUG-IN - Marc LEMOSQUET

Publié le par Vicklay

1992
Fleuve Noir, Anticipation - Métal n°1892 (novembre 1992)
Couverture de J.-Y. KERVÉVAN
192 pages


4ème de couverture :

L'homme du XXIème siècle a gagné sur ses ancêtres un organe supplémentaire : le plugger. Une prise à l'arrière du crâne, reliée à un réseau de fils micrométriques parcourant le cerveau. "C'est la bouche pour manger les idées et devenir intelligent", disent les mères à leurs enfants.
Une bouche, certes. Mais qui mange qui ?
Pour David "Graffiti" Langevin, lancé à la poursuite d'un assassin dont il est loin de deviner la nature et les intentions, la question risque de s'avérer fatale.


L'avis :

Marc Lemosquet n'est pas un auteur connu. Il n'a en effet écrit que quelques nouvelles parues ici et là et seulement trois romans édités par le Fleuve Noir dans la célèbre collection Anticipation : Le Gymnase de l'ogre (1992), Plug-in (1992) et Cobaye (1993). Son travail d'écriture d'articles sur la science-fiction et ses auteurs et d'anthologies est plus important (en volume).
Plug-in raconte une histoire dans la mouvence cyberpunk qui se déroule donc évidemment place dans un avenir proche, caractérisé par l'existence d'éléments cybernétiques chez les personnages. Tout le monde possède en effet un plugger, prise neurale permettant de se brancher directement à une machine un tant soit peu électronique. Or, cela n'est pas sans risque. C'est ce que va découvrir David Langevin, dit Graffiti, lorsque sa petite amie est assassinée par un tueur rendu fou par un accident survenu pendant qu'il était branché. Pour David, il n'y a alors plus qu'une chose qui compte, se venger...

Plug-in est un roman assez dense, qui développe en un peu moins de deux cents pages un univers qui, s'il n'est pas spécialement original, se trouve probablement dans le peloton de tête des décors les plus complexes et détaillés - ou du moins les plus cohérents - développés par les auteurs du FNA.
Il n'en est pas de même pour les personnages. Ce sont des protagonistes classiques d'un roman cyberpunk moyen et sont sans profondeur.
L'histoire, quant à elle, est touffue. Le lecteur se laisse rapidement embarquer dans une aventure cybernétique qui semble parfois confuse mais qui est finalement bien orchestrée. Toutefois, l'invraisemblance des événements laisse pantois le lecteur. La conclusion de l'histoire est particulièrement décevante, toujours à cause de l'impossibilité qu'a quiconque d'y croire une seule seconde. En tout cas est-ce ce que j'ai ressenti.

Plug-in n'est pas un roman qui laisse un souvenir impérissable. On le lit pour l'oublier rapidement. Même si Marc Lemosquet utilise de façon relativement habile tous les éléments classiques du cyberpunk, il n'invente rien et son roman ne marque pas l'esprit du lecteur.
Un roman dispensable, donc.
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Publié dans Littératures

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