SECTEUR WBH3 - CRISSE
Dessins & scénario : CRISSECouleurs : ANYK
Kookaburra 2
1997
Soleil (novembre 1997)
50 pages
4ème de couverture :
Après des siècles de combats féroces entre les trois secteurs de l'univers connu, une paix précaire règne enfin...
"Cinq enfants dieux naîtront.
Rassemblés, de leurs mains, des univers créeront
– Quatre seront bons, un ne le sera pas –
L'âme du Kookaburra en eux s'éveillera et les appellera"
Telle est la prédiction, vieille de 20000 ans, qui sillonne l'espace.
Le lieutenant Dragan Preko, des Space Snipers, se moque de cette prédiction comme de sa première layette ionique. Il doit sortir ses compagnons du mauvais pas dans lequel ils se sont fourrés.
Pendant ce temps, des enfants arrivent à la conscience l'un de l'autre... L'heure du Kookaburra est-elle venue ?
L'avis :
A la fin de Planète Dakoï, nous avions laissé le lieutenant Dragan Preko et Skull les space-snipers, Taman-Kha l’Amazone et le chevalier-sorcier à bord de l’Enclume. En échange de la traduction de « l’appel des étoiles », le commandant de l’Enclume a accordé son aide au chevalier-sorcier pour récupérer ses dagues sacrées sur une planète du secteur WBH3.
Mais lorsque les héros arrivent sur la planète, ils y trouvent des Dakoïds, qui les attendaient de pied ferme. Récupérer les précieuses armes du chevalier-sorcier ne sera pas aisé…
Pendant ce temps, les cinq enfants dont parle l’appel des étoiles se rassemblent. Pour certains, d’eux-mêmes, comme si le destin faisait en sorte de les faire se rencontrer. Pour les autres, ce sont les sorcières Wombat qui se chargent de les récupérer et de les réunir. Car elles convoitent ardemment le pouvoir du Kookaburra.
Le rythme de ce deuxième tome est un peu moins effréné que celui du premier. Crisse cherche surtout à faire avancer l’histoire, alors qu’il avait fort à faire pour présenter les personnages principaux dans Planète Dakoï. Toutefois, Secteur WBH3 ne manque pas d’action. Dragan Preko et Skull se charge de la provoquer dès que c’est possible !
Dans ce second opus, les influences de Crisse sont encore plus évidentes (mais assumées) : les sorcières Wombat sont les sorcières Shabda-Oud de La Caste des Métabarons, le chevalier-sorcier est un Jedi de Star Wars… Cela ne manque pas d’humour, même si l’impression de déjà vu n’est au final pas forcément un avantage pour cette bande dessinée.
Toutefois, l’histoire racontée dans Kookaburra est assez originale. En tout cas, elle possède suffisamment de suspens pour empêcher le lecteur de relâcher son attention. Que va-t-il arriver aux cinq enfants ? Pourquoi les dagues du chevalier-sorcier sont-elles si importantes ? Les sorcières Wombat réussiront-elles à s’emparer du pouvoir du Kookaburra ? Qu’est-ce que ce pouvoir, d’ailleurs ?
Des questions, encore des questions. Pour y répondre, il va falloir lire le tome 3, Projet équinoxe. Et je ne vais pas attendre pour aller l’acheter !
En fin de compte, il faut reconnaître que Kookaburra n’est pas une bande dessinée ultime. Cela dit, Crisse réussit à donner envie de lire les tomes suivants, et en cela il montre qu’il maîtrise la conception de bandes dessinées.
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