RUSH - Patrick ÉRIS
1999Nestiveqnen, Horizons Futurs (janvier 1999)
Couverture de Gilles FRANCESCANO
192 pages
4ème de couverture :
Bouleversée par les guerres ethniques, l'Amérique du Nord est divisée en états indépendants. C'est dans cette atmosphère de trouble que Stark, agent de l'administration de New Washington, est envoyé dans la ville de San Andrea, construite sur la faille du même nom, pour enquêter sur une affaire de secret scientifique. L'agglomération est un enfer ségrégationniste où la hiérarchie dirigeante est composée d'une famille très puissante de WASP.
Mais rien n'est facile dans une cité au bord de l'explosion. Stark se retrouve pris entre diverses factions armées qui mettent la ville à feu et à sang. Et lorsque trois mercenaires pittoresques s'en mêlent, Stark aura fort à faire pour accomplir sa mission et, surtout, rester en vie...
Né dans le siècle de parents inconnus, Patrick Éris est le spécialiste d'une science-fiction trépidante et colorée. Il a vécu les cent métiers de l'auteur populaire : chanteur de rock, garde du corps, interprète, journaliste... Il se passionne pour le cinéma de série B et pour d'obscurs groupes industriels gothiques, lorsqu'il ne sillonne pas l'Europe à moto.
L'avis :
Rush est un roman paru en 1999 chez les défuntes Éditions Nestiveqnen. Autant dire qu'on ne le trouve pas très facilement. Mais il y a aussi peu de monde à la rechercher. Car roman de « série B (et fier de l'être) avec des monstres, du sang, des gros flingues et des méchants partout partout »[1], Rush n'est pas un livre à visées philosophiques. Nous sommes face à une histoire de pur divertissement, et rien de plus.
Le lecteur suivra en effet Stark, agent d'un gouvernement américain affaibli par la guerre civile qui a secoué et morcelé les États-Unis. Il doit récupérer les plans d'une arme secrète inventée par un chercher qui s'est réfugié à San Andrea. Cette ville est dirigée par des WASP[2] et l'esclavagisme y est pratiqué comme à la grande époque du Sud. C'est un lieu extrêmement dangereux par lui-même, sans compter le fait que l'arme intéresse un savant fou, qui dirige des créatures mutantes depuis son ordinateur portatif, et les autorités de la ville, qui ont engagé trois mercenaires pour faire le boulot.
Pas la peine de préciser que tout ce beau monde va se foutre sur la gueule à la moindre rencontre, provoquant des déluges de feu, de fer et de sang. Ça ne vole pas très haut, il y a des passages qui ne servent absolument à rien (le savant fou a un rôle purement anecdotique en définitive), mais on ne s'ennuie pas une minute en lisant Rush, et c'est bien là le but recherché par Patrick Éris.
On peut passer à côté de ce roman, mais si on a quelques heures devant soi et ce roman dans sa pile...
[1] C'est la dédicace que m'a faite l'auteur.
[2] White Anglo Saxon Protestant. Des « purs » Américains du Sud.
Publicité