BABEL - Denis BAJRAM

Publié le par Stéphane

2004
Quadrants, Solaires (septembre 2004)
62 pages


4ème de couverture :

La Terre a été anéantie. Totalement. Irrémédiablement. D'un geste fou, les Compagnies Industrielles de Colonisation ont commis l'irréparable, end étruisant le berceau de l'humanité, en renvoyant au néant des millénaires de civilisations, et en assassinant vingt milliards d'hommes.
C'est dans un monde sans espoir qu'arrivent les survivants de l'escadrille Purgatory. C'est dans le pire des futurs possibles que se termine leur incroyable périple.


« Avant que la Terre ne soit détruite et dispersée au Néant, chaque peuple y parlait selon son langage, et son langage faisait de lui un peuple. Mais les hommes avaient regardé vers les cieux, et ils avaient voulu les toucher de leur main. Ils s'unirent dans l'effort, et ne parlèrent plus qu'une seule langue, la langue des angles qui était celle des géomètres, des savants et des marchands. Ils dirent encore : allons ! Bâtissons-nous des villes et des tours dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un seul nom qui nous permette de conquérir les cieux. »


L'avis :

Universal War One est une série qui a deux facettes. La première apparaît au cours des trois premiers tomes : La Genèse, Le Fruit de la connaissance et Caïn et Abel et traite à proprement parler – et proprement, c'est le moins que l'on puisse dire vu la qualité du scénario – du voyage dans le temps et des paradoxes temporels.
La deuxième facette, elle, est différente, et apparaît dans ce cinquième tome de la série. C'est celui du fascisme et du totalitarisme. Déjà avec Le Déluge, UW1 avait pris un tournant. Les personnages principaux – les têtes brûlées de l'escadrille Purgatory – n'étaient plus confrontés à des phénomènes temporels, mais clairement et nettement aux CIC, les Compagnies Industrielles de Colonisation. Ce combat contre ces dernières se poursuit dans Babel. Dans cet album, les héros de la bande dessinée de Denis Bajram se retrouvent projetés trente ans dans le futur[1], après la destruction de la Terre. Et les CIC ont pris le pouvoir, instaurant une dictature, ni plus, ni moins. À Kalish, Mario, June et Kate d'y mettre fin. S'ils le peuvent...

On m'avait dit que les trois derniers tomes de la série étaient moins bons que les trois premiers. Il est vrai que les trois premiers étaient excellents et que le quatrième faisait largement baisser la qualité de l'ensemble. Toutefois, ce cinquième tome relance la saga en décrivant plus en détail l'univers de ce XXIIème siècle imaginé par Bajram et en le faisant évoluer de façon convaincante. Si en soit, l'aventure vécue par les personnages dans ce cinquième tome n'est pas particulièrement percutante, le suspense, lui, est présent, surtout à la fin, et l'envie de lire le sixième et dernier tome de la série, Le Patriarche, est véritable.
Denis Bajram réussit donc à maintenir une qualité relativement constante tout au long de la série, même s'il y avait une petite baisse de régime dans le quatrième tome. Souhaitons que le dernier épisode ne fasse pas tout s'écrouler...


[1] Ok, il y a toujours un aspect voyage dans le temps, mais ce n'est plus qu'un prétexte à l'accès à une nouvelle dimension pour la série, pas son sujet principal.
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Publié dans Bandes Dessinées

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E
Mouais n'empêche que la qualité chûte brusquement après le troisième tome... :DPlus sérieusement même si le final est très structuré, j'ai eu un peu de mal avec la conclusion de la série. Déçu par le côté utopique de la chose. Reste une belle galerie de personnage et un univers graphique sympathique. Une bonne BD qui ne tient pas toute ses promesses.
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S
<br /> Je vais essayer de lire le dernier tome rapidement (pas dans 6 mois) et je ferai évidemment part de mes impressions.<br /> <br /> <br />