LE CERCLE DE FEU - Edmund COOPER

Publié le par Vicklay

Prisoner of Fire
1974
Opta, Galaxie/Bis n°93 (septembre 1983)
Traduction de Gérard LEBEC
Couverture de Gérard AUBLÉ
224 pages


4ème de couverture :

Dans les dernières années du XXe siècle, les facultés PSI sont devenues des armes formidables pour certains gouvernants sans scrupules. Le Premier Ministre anglais, le dictatorial Sir Joseph Humboldt, qui dispose d'une véritable écurie d'enfants paranormaux, est fort dépité lorsque la jeune Vanessa Smith parvient à tromper la vigilance de ses gardiens. L'Opposition risque de dénoncer le scandale de l'exploitation des enfants PSI et de tirer le meilleur parti de la situation.
Il faut retrouver Vanessa et la réduire au silence.
Il y a aussi l'étrange Professeur Raeder, qui voue à Humboldt une haine démesurée...
Pour la jeune fille et pour son protecteur, le Docteur Bader, le cauchemar commence et n'en finit plus...
Un roman passionnant par un "classique" de la SF britannique, disparu en 1982.


L'avis :

Fin du XXe siècle. La parapsychologie est devenue une discipline scientifique reconnue et on sait découvrir et entraîner des individus doués de dons extrasensoriels.
Vanessa Smith est l'un d'entre eux. À dix-sept ans, elle n'a rien connu d'autre que le pensionnat de Random Hill, institut gouvernemental pour paranormaux. Pour Joseph Humboldt, chef du gouvernement, Random Hill est un des lieux où sont formés les enjeux de sa future politique de sécurité, qui risque par la même, au dire de l'opposition, de réduire les libertés personnelles.
Vanessa ne veut pas de cet avenir. Elle veut la liberté et s'enfuit. Mais par la même, elle devient le sujet d'une affaire d'état. Elle doit disparaître pour de bon, quels que soient les moyens utilisés, si Humboldt ne veut pas voir son projet de loi avorter. Il lance à ses trousses ses meilleurs hommes.
Mais il n'est pas le seul à rechercher Vanessa. Le Docteur Raeder, qui voue une haine farouche à Humboldt, veut l'intégrer à son équipe de paranormaux pour assouvir sa vengeance...
Le Docteur Badel, chez qui Vanessa trouve refuge, l'aidera-t-elle à s'en sortir ?

Edmund Cooper (1926-1982) n'a déjà pas été un auteur très prolifique, mais en plus, peu de ses romans ont été traduits en français. C'est dommage car Edmund Cooper a écrit de bons livres qui méritent le détour. On pensera notamment à Pygmalion 2113, un roman de robots de 1959. J'ai également entendu de bonnes critiques du Jour des fous (réédité dernièrement chez Terre de Brume), du Dernier continent et de L'Étreinte de Vénus[1]. Il y a aussi du moins bon, évidemment, avec La Dixième planète.
Le Cercle de feu serait à placer dans la première catégorie. Voilà un roman qui aborde un sujet assez courant, celui de la parapsychologie, mais avec une grande humanité. Le personnage principal est en effet une adolescente pour qui ses pouvoirs créent plus de soucis que d'avantages. Notamment parce qu'elle devient l'enjeu d'une lutte entre hommes politiques ambitieux et la proie d'un scientifique dément. La construction de l'histoire est soignée, son déroulement est parfaitement orchestré.
Bien sûr, Le Cercle de feu n'est pas un chef-d'oeuvre, mais il a ce goût si particulier - et si délicieux - des vieux romans de SF faussement ordinaires ou faussement  « simples », qui ne sont pas juste des divertissements, leurs auteurs étant en réalité des intellectuels qui se creusent la cervelle en les écrivant (James Blish, par exemple, me laisse cette même impression à la lecture de ses romans).
Le Cercle de feu est un roman à lire... si vous pouvez mettre la main dessus. La seule édition française est en effet celle d'Opta. Je préviens d'ailleurs tout de suite : cette édition est bourrée de coquilles, à un tel niveau que c'est à se demander si l'éditeur avait un quelconque respect pour la littérature. Mais une réédition est peut-être à espérer, après celle du Jour des fous.


[1] Dont je me ferai ma propre opinion et vous en ferai connaître la teneur prochainement.
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Publié dans Littératures

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