LA CRYPTE ÉCARLATE - MAX & MERCIER & SEITER
Scénario : Isabelle MERCIER & Roger SEITERDessins & couleurs : MAX
Dark 1
2007
Casterman, Ligne Rouge (janvier 2007)
50 pages
4ème de couverture :
« Depuis quelques jours, la caméra filme une étrange silhouette qui se balade dans les galeries !...
- Tu parles d'un scoop ! Il y a des dizaines d'allumés qui parcourent les catacombes à toute heure du jour et de la nuit !...
- Tiens, regarde !... Tu ne remarques rien d'insolite ?...
- Je ne vois pas !... C'est juste un cinglé de plus !
- Et il s'éclaire comment, le mec ? Tu vois une source lumineuse ? Une lampe ou une bougie ? L'éclairage émane de la silhouette elle-même. Comme si le type était entouré d'un halo lumineux !...»
Dark est une porte ouverte sur la BD d'épouvante dans la lignée des grands succès cinématographiques du genre.
L'avis :
Dark est une série de bandes dessinées d’épouvante sensée présenter tous les classiques du genre. C’est en effet le cas, au point de devenir stéréotypique.
Jugeons-en par un résumé du scénario :
Suite à l’ouverture de la tombe d’un templier en Syrie, une créature maléfique est libérée[1]. Par l’entremise d’avatars qu’elle dote d’une phosphorescence inquiétante et d’une force surhumaine, elle prépare son réveil. Pour cela, elle tue des gens, en les mutilant atrocement.
Ces meurtres attirent évidemment l’attention de la police qui enquête, mais sans approcher de près ou de loin de la vérité en raison du caractère cartésien de ses membres.
On suit en détail les recherches menées par Nicole Savart, dont la famille possédait une châsse magique depuis des générations mais qui a été volée, Arnaud Saint-Glaive[2], un occultiste, et de Toszek, un antiquaire, dans les catacombes.
Voilà, voilà. Tout cela est fort original, n’est-ce pas ?
Les personnages sont archétypaux. Dans le désordre, on rencontre un occultiste (quelqu’un a-t-il seulement déjà rencontré quelqu’un se présentant ainsi dans la réalité ?), une jolie blonde, une adolescente gothique qui ne sert à rien dans ce premier album, des étudiants cataphiles…
Une belle brochette d’individus pas du tout attachants, dont on se fout comme de sa première chemise du destin qui les attend.
L’histoire est illustrée par les dessins de Max. S’ils sont d’un style particulier, ils ne réussissent pas vraiment à rendre une atmosphère sombre. Le coup de crayon de Max est bon, mais la mise en couleur est désastreuse, presque sans nuance. Les visages sont massacrés, souvent horribles et leurs expressions illisibles.
La plupart des cases sont accompagnées de cadres fournissant un texte permettant de comprendre tout ce que les dessins ne permettent pas d’apprendre. C’est… comme dire ? Complètement contraire au principe de la bande dessinée. Sans parler que certaines planches laissent la parole au démon, laissant s’écrouler presque tout le mystère de l’histoire (surtout la dernière page).
J’ai reçu le tome 2, L’Éveil du démon, en service de presse. Je pourrai donc découvrir la suite de l’histoire. Ce que je n’aurais pas fait s’il avait fallu que je dépense un seul centime d’euro pour cela. A la lecture de La Crypte écarlate, Dark se révèle une série ne méritant pas le détour.
[1] Elément pas explicitement indiqué dans la BD, mais je cherche un intérêt aux trois premières planches de l’album.
[2] Avec un nom comme ça, il devrait trucider du démon ce personnage…
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