DORMIR ? RÊVER PEUT-ÊTRE - Christopher STORK
1979Fleuve Noir, Anticipation n°938 (3e trimestre 1979)
Couverture de DOC VLOO - YOUNG ARTISTS
224 pages
4ème de couverture :
Lorsque Marlin Dewitz découvre le moyen de fabriquer synthétiquement l'endorphine, l'étrange hormone que le cerveau humain sécète naturellement, il ne sait que faire de sa découverte et la cache. Car, dans le monde atroce où il vit - ce monde géré par les ordinateurs et les militaires, les uns décidant, les autres exécutant les ordres - l'endorphine de synthèse et les pouvoirs qu'elle a sur l'esprit pourraient, s'ils tombaient entre de mauvaises mains, devenir une arme terrible...
Mais s'ils tombaient entre de bonnes mains ? C'est la question que se posera Marlin Dewitz, c'est la fabuleuse expérience à laquelle il se livrera. Et quand il sera arrivé à son terme, il s'apercevra qu'il a donné aux hommes le moyen, non seulement de se libérer en rêvant, mais aussi et surtout de devenir un peu plus qu'eux-mêmes.
L'avis :
Un constat de départ pas négatif…
Dormir ? Rêver peut-être… est un petit roman du Fleuve Noir Anticipation qui possède cette caractéristique assez habituelle des ouvrages de cette collection de partir d’une idée intéressante. Son exploitation manque toutefois souvent de qualité et c’est la cas ici, comme nous allons le voir.
Voici le contexte :
Les Etats-Unis ont été conquis par la Chine. L’Europe n’est qu’un champ de ruines radioactives. L’Afrique reste indépendante, mais les Chinois peuvent assez facilement l’envahir ou la détruire.
Marlin Dewitz, chimiste de génie, travaille dans un centre de recherches de New York. Il découvre comment synthétiser l’endorphine. Grâce à cette substance, il peut permettre à quiconque de voir son esprit se détacher de son corps, pendant le sommeil. C’est une arme redoutable, et qui ne doit pas tomber entre les mains des Chinois…
…mais la conclusion finale…
L’idée de base n’est donc pas mauvaise. En 1979, l’endorphine avait été découverte depuis peu de temps et on connaissait mal ses propriétés. C’était un élément propre à enflammer l’imagination des auteurs de science-fiction et Christopher Stork s’est jeté dessus pour écrire ce roman. Trente ans plus tard, la crédibilité de l’élément de base de tout le roman s’écroule, et ne manque pas d’entraîner ce dernier avec elle.
Le futur qui nous est présenté n’est pas très original, mais il a le mérite d’offrir un contexte de société dictatoriale intéressant. Toutefois, on finit par découvrir que certains des chefs chinois ne sont pas si méchants que cela. A partir de là, toute la dimension dystopique du roman disparaît et il ne reste plus rien d’autre que le mot ridicule pour décrire ce livre.
L’histoire en elle-même se déroule sans trop d’anicroche. Les quelques péripéties du personnage principal et de ses compagnons se terminent sans dommage, les problèmes se résolvant trop facilement et trop positivement.
La fin du roman est absolument pitoyable. Tout est bien qui finit bien. L’Humanité est sauvée. Même les Chinois sont des gentils en fait. Paix et amour ! Nous sommes tous frères… Stork était-il baba-cool ?
Ce roman n’est pas nul, mais il n’a aucun intérêt.
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