Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 19:01

Contrairement à ce que je dis dans le post précédent, Avis de Vicklay, c'est  terminé... définitivement.


Voulant créer des articles donnant le lien vers les chroniques ActuSF comme je le faisais régulièrement, je découvre que l'éditeur d'Overblog me met par défaut une mise en page toute pourrie.


N'ayant :

1) pas envie de créer de css

2) pas le courage de reprendre la mise en page de mes nouveaux articles

J'annonce donc que si je dois reprendre l'écriture de critiques dans un blog, ce ne sera pas sur cette plateforme.


À plus (ailleurs).


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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 19:04

Pour le moment, Avis de Vicklay c'est fini. Mais ce n'est – certainement – que temporaire.

Je rapatrierai seulement les chroniques réalisées pour ActuSF, autant pour faire subsister ce blog et éviter qu'Overblog ne m'y colle une publicité pour laquelle je ne toucherai rien.


À bientôt.


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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 12:00

Silence1980

Casterman, Romans (juin 2005)

162 pages

 

 

4ème de couverture :

 

Pas de texte sur le quatrième de couverture.

 

 

L'avis :


Silence est un nom lourd à porter, surtout quand on est muet de naissance. Surtout quand on a été baptisé ainsi par mépris. Car Silence, l'idiot du village de Beausonge, est l'esclave d'Abel Mauvy, le plus riche fermier de la bourgade. Né d'un amour interdit, il a été élevé sans respect par cet homme irascible et mauvais. Son retard mental est sans doute autant dû à son mutisme congénital qu'au peu d'attentions – en dehors des brimades – dont il a fait l'objet pendant son enfance.

Devenu à l'âge adulte un homme fort, il est un ouvrier agricole de valeur, que Mauvy prête de temps en temps à ses voisins, comme il prêtrait une pelle. Mais Silence va découvrir, à l'occasion d'une journée de travail dans une autre ferme, une grange dans laquelle il n'aurait jamais dû mettre les pieds. Car la sorcière qu'il va y rencontrer lui fera connaître les détails de son ascendance...

 

Disons-le sans détour, si Silence peut paraître en première lecture une bande dessinée où souffle le vent d'une juste vengeance de deux êtres martyrisés à l'encontre d'un homme méprisable, Comès signe en réalité un ouvrage aux limites du ridicule.

Peut-être cette impression est-elle dû au fait que Silence, réalisé en 1980, a mal vieilli. Peut-être aussi est-elle dû au fait que Comès est plutôt mauvais scénariste. Il offre au lecteur une histoire relativement entendue,  parlant de passés difficiles et de destins vengeurs.

Ses personnages sont caricaturaux : le muet idiot qui rêve de voir la mer, qui ignore la haine, dont les animaux n'ont pas peur ; le méchant qui n'a aucun côté positif et est tellement facile à haïr ; la sorcière qui malgré l'âge et une vie d'ermite à encore la plastique d'une Angelina Jolie ; le sorcier a l'âme rongée par le Mal et dont l'odeur nauséabonde attire les mouches.

L'histoire, en elle-même, se lit bien, mais comme je l'ai déjà dit, ne surprend pas le lecteur. Certaines scènes sont ridicules, rabaissant évidemment le récit. On pensera surtout à la scène de sexe entre la sorcière et Silence ou à l'évasion de la prison.

 

Au final, Silence m'a donné une impression plutôt négative. Le dessin de Comès est maîtrisé, avec un noir et blanc qui sied à l'ambiance morose du récit. Beaucoup plus maîtrisé que le scénario en tout cas, pusque ce dernier comporte de nombreux défauts et n'émeut pas autant que l'a sans doute voulu l'auteur.

Une bande dessinée qui ne vaut pas vraiment le détour.

Publié dans : Bandes Dessinées
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 12:00
Grasse carcasse2009
Blast 1
Dargaud (novembre 2009)
210 pages


4ème de couverture :

Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut.

Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole.


L'avis :

Blast est l'histoire d'un tueur (?), Polza Mancini, interrogé par la police. Sa culpabilité ne fait pas de doute, il reconnaît même les faits. Mais les policiers doivent comprendre. Alors il raconte. Il raconte une vie difficile, en raison de son obésité, en raison de la difficulté de s'accepter. Mancini raconte surtout comment il a fait l'expérience du blast, onde de choc psychédélique qui a secoué son être après une bonne biture, pendant laquelle il a eu la vision d'une statue de l'île de Pâques. Suite à quoi il est entré dans la marginalité et l'errance, à la recherche d'un nouveau blast, d'une nouvelle vision, d'une nouvelle exploration de cette autre réalité (?) qu'il a entrevue. Mais les policiers, qui l'écoutent, ont une autre façon d'interpréter son histoire...

Des points d'interrogation, mon résumé en contient plusieurs. Grasse carcasse, premier tome de Blast, pose en effet beaucoup de questions, met en place beaucoup d'éléments qui n'obtiennent pas de réponse. Il faudra lire le tome suivant pour en apprendre un peu plus. Mais a-t-on envie, après la lecture du premier opus, de poursuivre l'expérience ?

Manu Larcenet livre ici une bande dessinée impressionnante à plus d'un titre.
D'abord par sa taille. Deux cents pages, c'est beaucoup, mais le lecteur le paiera, puisque la BD n'est pas donnée (22€).
Ensuite au point de vue graphique. Le noir et blanc, peint à l'aquarelle ou à la gouache, donne une ambiance sombre parfaitement adaptée au récit. Seule quelques cases voient poindre des touches de couleurs, lorsque Mancini est touché par le blast. Un blast qui, de plus, fait apparaître des dessins d'enfant qui tranchent avec le dessin adulte, cru, réaliste, du reste de la bande dessinée.
Enfin, c'est le récit lui-même, sans compromission de Larcenet, qui fait la force de la bande dessinée. L'auteur ne ménage en effet pas son lecteur. La vie de Polza Mancini n'est pas reluisante. Ce qu'il a fait, dont on ne connaît pas le début d'un détail, l'a amené devant des policiers. On pressent, notamment à cause de la conclusion de ce premier tome, que le personnage a été au bout de l'horreur, porté par ses visions, par ce blast si étrange.

Voilà donc l'impression que donne Grasse carcasse : celle d'une bande dessinée de haut niveau, dont l'auteur s'est impliqué au niveau artistique et scénaristique. Mais si le secret de Polza Mancini est intrigant, si on aimerait le découvrir, on referme le premier tome de Blast sans avoir de certitude quant à l'achat du prochain tome, lorsqu'il sortira. Du moins est-ce mon sentiment. C'est beau, c'est bien, mais pas envoûtant. Je suis donc indécis, ce qui ne vous avance pas beaucoup pour que vous, vous fassiez votre choix.
Publié dans : Bandes Dessinées
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 12:00

La-Parallele-Vertov.jpg2010
Les Naufragés de l'entropie 1
Mnémos, Dédales (février 2010)
Couverture de MANCHU
336 pages


4ème de couverture :

"Le Vertov, tu comprends, c'est une façon plus originale que la Toussaint pour aller visiter les morts : on les voit encore vivants."

En ce début de IIIe millénaire, Child Kachoudas s'ennuie dans des boulots aussi inintéressants que peu rémunérateurs. Jusqu'au jour où son oncle lui confie une mission un peu spéciale : visionner les archives de l'enterrement d'Édouard VII en 1910, observer la foule endeuillée et le contacter ensuite. Les images en noir et blanc défilent sous ses yeux indifférents, quand un homme se retourne et lance à la caméra un coup d'œil entendu. Cet homme n'est autre que son oncle, José-Luis de Almédia !

Le vieux savant misanthrope a réalisé l'impossible : transformer un sous-marin nucléaire soviétique, le Vertov, en machine à voyager dans le temps. Embarquement immédiat pour Sélinonte en 117 après J.-C. Mais la balade temporelle tourne au fiasco : en grippant l'Histoire n'ont-ils pas défait le monde ?

Frédéric Delmeulle
Ancien chercheur en audiovisuel et professeur d'histoire-géographie, il signe un premier roman de science-fiction aussi ambitieux ue maîtrisé. Passant avec aisance du feuilleton à énigmes tel Le Mystère de la chambre jaune au récit d'espionnage sur fond de chute du Rideau de fer, son écriture s'adapte aux époques traversées par ses héros et son Nautilus moderne. Le Passé n'est-il pas l'ultime terra incognita...


L'avis :

Voyagez dans le temps sur ActuSF !

Publié dans : Littératures
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  • Avis de Vicklay
  • Ceci est un blog d'avis sur les livres et bandes dessinées que je lis et les films que je vais voir. L'image de profil est signée Sam Van Olffen.

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