TERMINATOR RENAISSANCE - McG
Avec Christian BALE, Sam WORTHINGTON, Anton YELCHIN...Terminator Salvation
Terminator 4
2009
Sony Pictures
1h48
Synopsis :
En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...
L'avis :
Six ans après Le Soulèvement des machines, la saga Terminator connaît une renaissance[1], avec un quatrième épisode réalisé par McG[2] (qui succède à James Cameron et Jonathan Mostow). Ce film est évidemment un évènement qui va sans nul doute faire exploser les chiffres du box office.
Nous sommes en 2018. Skynet contrôle la planète et seules des poches de résistance s'opposent à sa suprématie. John Connor a atteint le rang de prophète, grâce à ses connaissances du futur, fournies par sa mère – et indirectement son père. John Connor, on le sait depuis deux films, est une des cibles prioritaires de Skynet. Mais il y a aussi Kyle Reese, son père, qui n'est, en 2018, encore qu'un adolescent.
Ce nouvel opus de la saga est en cohérence avec les trois épisodes précédents, ce qui est la moindre des choses[3]. On retrouve globalement la même ambiance, un peu sombre, de fin du monde – qui cette fois est survenue. Les personnages évoluent dans des champs de ruines, dans des déserts d'où n'émergent que des squelettes de constructions humaines où se terrent des survivants apeurés.
L'action se relâche peu souvent tout au long du film, les scènes d'actions se succédant presque sans interruption. Elles sont menées à grands renforts d'effets spéciaux époustouflants, de petits plans-séquences qui auraient gagnés à être un peu plus longs mais qui plongent quand même le spectateur au cœur de la scène.
Tous les clins d'œil qui vont bien sont présents dans ce quatrième épisode tant attendu : du générique (Toutoum tam toutoum ! Toutom tam toutoum !) jusqu'à la scène où Connor affronte un terminator cul-de-jatte, et bien plus encore...
Il y a tout dans Terminator Renaissance pour plaire aux fans et à tout spectateur qui veut se divertir pendant près de deux heures. C'est un film d'action efficace, avec une mise en scène peut-être un peu plane et un récit un poil linéaire, mais McG offre quelques exemples d'un travail de réalisation de bon niveau (notamment le parallèle entre la première et la dernière scènes qui montrent ce que l'homme peut faire de pire et de mieux).
Les acteurs ne font pas non plus des étincelles. Le casting repose sur un Christian Bale à qui on n'offre pas un personnage au niveau de celui de The Machinist ou de Equilibrium. Toutefois, c'est le genre d'acteur qui n'écrase pas un film par sa personnalité (comme un Stalone, un Schwarzenegger ou un Willis). Les autres acteurs, inconnus ou presque, sont avant-tout leur rôle. C'est ce qui convient pour ce genre de film destiné à s'inclure dans une saga et à la servir avant tout.
En même temps, la fin du film est assez mauvaise. On frémit à peine pour Connor, parce qu'on sait qu'il va survivre – obligé, il y a un cinquième épisode à réaliser pour faire gagner des millions aux producteurs[4] – et parce qu'on nous offre un condensé des scènes finales des autres épisodes (notamment de Terminator et du Jugement dernier). Enfin, le sacrifice de Marcus Wright est typiquement le genre de choses que les Américains adorent mais qui est ridicule, en plus de n'être absolument pas réaliste (même avec le cerveau débranché, le travail des scénaristes apparaît grossier).
Terminator Renaissance n'est clairement pas au niveau des deux premiers épisodes de la saga, mais est quand même meilleur (dans mes souvenirs) que son prédécesseur direct. On passe quand même un bon moment et c'est ce qui compte.
[1] D'où le titre de ce quatrième opus. Les producteurs de films font toujours preuves de beaucoup d'imagination...
[2] Contrairement aux apparences, ce n'est pas un rappeur. On lui doit les adaptations de la série Les Drôles de dames.
[3] Suite à mes deux dernières déconfitures cinématographiques (à savoir X-Men Origins et Star Trek), j'avais décidé de débrancher mon cerveau, prêt à accepter des incohérences mineures, mais aucune vis-à-vis des épisodes précédents. Une suite, c'est une suite...
[4] Moi, cynique ? Jamais...
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