AQUA TM - Jean-Marc LIGNY
2006
L'Atalante, La Dentelle du Cygne (octobre 2006)
Couverture de MANCHU
736 pages
4ème de couverture :
En 2030, l'enjeu vital autour duquel se battent les peuples et les nations n'est plus le pétrole mais l'eau potable. Sécheresse et réchauffement climatique obligent. Aussi, quand un petit pays d'Afrique assoiffé découvre, grâce à une image satellite piratée, une nappe phréatique dans son sous-sol, c'est la survie assurée !
Assurée ? Pas évident : un grand consortium américain, à qui appartient le satellite, revendique la possession de cette nappe et ne recule devant rien pour l'obtenir. Chargés de convoyer du matériel de forage, Laurie et Rudy s'engagent dans une aventure dont ils sont loin de mesurer les conséquences.
Dans cette lutte acharnée, sur fond d'harmattan et de tornades, tous les moyens sont bons, politiques et militaires, mais aussi la sorcellerie... surtout quand vient s'en mêler la Divine Légion, une secte apocalyptique qui voit dans le fils clôné du P.-D.G. américain l'incarnation d'un nouveau Messie... ou bien de l'Antéchrist ?
Un thriller fantastique, aux enjeux économiques et humains saisissants, où Jean-Marc Ligny stigmatise la folie destructrice de notre monde « libéral ».
L'avis :
Pas besoin de résumer AquaTM, le quatrième de couverture de ce livre fournit toutes les informations qui permettent de se faire une idée du contenu.
Attaquons donc tout de suite la critique...
Si on veut absolument classer AquaTM dans un genre - ou plutôt un sous-genre car c'est évidemment un roman de science-fiction -, on aura quelques difficultés : cyberpunk, fantastique, roman initiatique, récit écologiste... AquaTM, c'est un peu tout ça. Dur, alors, de satisfaire les adeptes de telle ou telle sous-catégorie science-fictive, à moins qu'il puisse justement plaire à tout le monde...
Car AquaTM, on peut le dire tout de suite, est un bon roman. Il a d'ailleurs reçu quatre prix de renommées diverses : Une autre Terre, Bob Morane (Oh !), Rosny Aîné (Oh ! Oh !) et Julia Verlanger (Oh ! Oh ! Oh !).
Il faut dire que ce roman a des arguments de taille : des personnages, un scénario et un décor fascinants.
Les personnages, tout d'abord, sont vrais et s'attachent facilement le lecteur. Peut-être ont-ils tendance à être trop gentils, ou trop méchants, un brin caricaturaux, sur les bords. Mais on suit les aventures de Laurie et Rudy, mais aussi d'Abou et de tous les autres personnages avec enthousiasme car ils sont les vecteurs de sentiments dont l'auteur maîtrise parfaitement l'utilisation.
Le scénario, ensuite, est original. Il mêle intrigue politique, action et aventures, initie le lecteur à quelques éléments scientifiques et l'emmène dans un voyage dépaysant à l'autre bout du monde.
L'autre bout du monde, ce sont en fait les quatre coins du monde : de la Hollande inondée au désert saharien, en passant par les plaines du Kansas et le port de Saint-Malo. Le décor d'AquaTM est absolument fascinant, surtout en raison de sa véracité. C'est celui d'une Terre qui subit de plein fouet le réchauffement climatique, parcourue de tornades, asséchées par endroit et sous l'eau en d'autres, sur laquelle on mène des guerres politiques et économiques pour une ressource qui paraît peu précieuse à première vue : l'eau.
Mais AquaTM a aussi quelques défauts. Je citerais dans un premier temps le ralentissement du récit dans le milieu du livre. Après un démarrage tonitruant qui permet de poser le décor et de présenter les personnages dont les vies basculent, l'histoire entre dans un rythme de croisière qui refroidit légèrement l'enthousiasme du lecteur. Mais le dernier tiers du roman voit se déployer à nouveau les qualités du début du livre.
J'en viendrais ensuite au vrai défaut de ce roman : les passages à mon avis tout à fait dispensables, qui voient les personnages interagirent dans des scènes sans intérêt et qui ralentissent considérablement le récit. Je pense notamment au passage qui voit Abou et Laurie faire pleinement connaissance.
Enfin, je mettrais un bémol à l'utilisation du fantastique dans ce roman. Jean-Marc Ligny nous initie au bangré, art divinatoire et magique africain. C'est intéressant. Mais il a une part, à mon avis, trop importante dans un récit d'anticipation comme AquaTM. La portée prophétique du roman, qui décrit ce que pourrait être notre monde dans cinquante ans, perd une grande partie de sa puissance en laissant entrer des éléments surnaturels. Mais toutefois, si le roman perd de sa force prédictive, il en devient simplement un excellent livre de divertissement, ce qui est quand même pas mal du tout !
AquaTM est définitivement un bon roman, qui fait passer un très bon moment. Son épaisseur (plus de sept cents pages) ne doit pas rebuter le lecteur : il est d'une lecture aisée.
À lire !
L'Atalante, La Dentelle du Cygne (octobre 2006)
Couverture de MANCHU
736 pages
4ème de couverture :
En 2030, l'enjeu vital autour duquel se battent les peuples et les nations n'est plus le pétrole mais l'eau potable. Sécheresse et réchauffement climatique obligent. Aussi, quand un petit pays d'Afrique assoiffé découvre, grâce à une image satellite piratée, une nappe phréatique dans son sous-sol, c'est la survie assurée !
Assurée ? Pas évident : un grand consortium américain, à qui appartient le satellite, revendique la possession de cette nappe et ne recule devant rien pour l'obtenir. Chargés de convoyer du matériel de forage, Laurie et Rudy s'engagent dans une aventure dont ils sont loin de mesurer les conséquences.
Dans cette lutte acharnée, sur fond d'harmattan et de tornades, tous les moyens sont bons, politiques et militaires, mais aussi la sorcellerie... surtout quand vient s'en mêler la Divine Légion, une secte apocalyptique qui voit dans le fils clôné du P.-D.G. américain l'incarnation d'un nouveau Messie... ou bien de l'Antéchrist ?
Un thriller fantastique, aux enjeux économiques et humains saisissants, où Jean-Marc Ligny stigmatise la folie destructrice de notre monde « libéral ».
L'avis :
Pas besoin de résumer AquaTM, le quatrième de couverture de ce livre fournit toutes les informations qui permettent de se faire une idée du contenu.
Attaquons donc tout de suite la critique...
Si on veut absolument classer AquaTM dans un genre - ou plutôt un sous-genre car c'est évidemment un roman de science-fiction -, on aura quelques difficultés : cyberpunk, fantastique, roman initiatique, récit écologiste... AquaTM, c'est un peu tout ça. Dur, alors, de satisfaire les adeptes de telle ou telle sous-catégorie science-fictive, à moins qu'il puisse justement plaire à tout le monde...
Car AquaTM, on peut le dire tout de suite, est un bon roman. Il a d'ailleurs reçu quatre prix de renommées diverses : Une autre Terre, Bob Morane (Oh !), Rosny Aîné (Oh ! Oh !) et Julia Verlanger (Oh ! Oh ! Oh !).
Il faut dire que ce roman a des arguments de taille : des personnages, un scénario et un décor fascinants.
Les personnages, tout d'abord, sont vrais et s'attachent facilement le lecteur. Peut-être ont-ils tendance à être trop gentils, ou trop méchants, un brin caricaturaux, sur les bords. Mais on suit les aventures de Laurie et Rudy, mais aussi d'Abou et de tous les autres personnages avec enthousiasme car ils sont les vecteurs de sentiments dont l'auteur maîtrise parfaitement l'utilisation.
Le scénario, ensuite, est original. Il mêle intrigue politique, action et aventures, initie le lecteur à quelques éléments scientifiques et l'emmène dans un voyage dépaysant à l'autre bout du monde.
L'autre bout du monde, ce sont en fait les quatre coins du monde : de la Hollande inondée au désert saharien, en passant par les plaines du Kansas et le port de Saint-Malo. Le décor d'AquaTM est absolument fascinant, surtout en raison de sa véracité. C'est celui d'une Terre qui subit de plein fouet le réchauffement climatique, parcourue de tornades, asséchées par endroit et sous l'eau en d'autres, sur laquelle on mène des guerres politiques et économiques pour une ressource qui paraît peu précieuse à première vue : l'eau.
Mais AquaTM a aussi quelques défauts. Je citerais dans un premier temps le ralentissement du récit dans le milieu du livre. Après un démarrage tonitruant qui permet de poser le décor et de présenter les personnages dont les vies basculent, l'histoire entre dans un rythme de croisière qui refroidit légèrement l'enthousiasme du lecteur. Mais le dernier tiers du roman voit se déployer à nouveau les qualités du début du livre.
J'en viendrais ensuite au vrai défaut de ce roman : les passages à mon avis tout à fait dispensables, qui voient les personnages interagirent dans des scènes sans intérêt et qui ralentissent considérablement le récit. Je pense notamment au passage qui voit Abou et Laurie faire pleinement connaissance.
Enfin, je mettrais un bémol à l'utilisation du fantastique dans ce roman. Jean-Marc Ligny nous initie au bangré, art divinatoire et magique africain. C'est intéressant. Mais il a une part, à mon avis, trop importante dans un récit d'anticipation comme AquaTM. La portée prophétique du roman, qui décrit ce que pourrait être notre monde dans cinquante ans, perd une grande partie de sa puissance en laissant entrer des éléments surnaturels. Mais toutefois, si le roman perd de sa force prédictive, il en devient simplement un excellent livre de divertissement, ce qui est quand même pas mal du tout !
AquaTM est définitivement un bon roman, qui fait passer un très bon moment. Son épaisseur (plus de sept cents pages) ne doit pas rebuter le lecteur : il est d'une lecture aisée.
À lire !
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