QUANTUM OF SOLACE - Marc FOSTER
Avec Daniel CRAIG, Olga KURYLENKO, Mathieu AMALRIC...Quantum of Solace
2008
1h47
Résumé :
Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...
L'avis :
Dès sa première scène, Quantum of Solace[1] donne le ton : il va y avoir de l'action ! Et en effet, le dernier James Bond est, de la course-poursuite initiale jusqu'au générique de fin, une succession de combats et de poursuites particulièrement virils.
Il faut dire que pour la deuxième fois, l'agent 007 est incarné par le très musculeux, très sensuel et très blond Daniel Craig. Ah ! Daniel Craig ! Ses yeux bleus, sa mâchoire carrée, ses biceps volumineux, ses pectoraux proéminents, ses tablettes de chocolat...[2]
Jamais Bond n'a eu figure plus proche de l'image de l'espion moderne. Il a la classe qui sied, tout en ayant la carrure correspondant au personnage. Pierce Brosnan peut retourner à la maternelle. L'agent de sa Majesté nouvelle formule, on l'avait déjà vu dans Casino Royale, casse les décors, accidente les véhicules, fait gicler l'hémoglobine comme aucun autre James Bond ne l'avait fait avant. Quand on lui dit qu'il y a un piège, il fonce dedans. M (Judi Dench) a beau le supplier de capturer les gens vivants, il les envoie chez le croquemort. Et en plus, contrairement à ses prédécesseurs, il se salit. Si ! Si !
Abordons à présent le scénario. Que raconte donc Quantum of Solace ?
Ce nouvel opus de la saga James Bond fait directement suite à Casino Royale. Il vaut mieux, à ce titre, avoir en tête l'épisode précédent pour bien tout comprendre.
En résumé, Bond a perdu la seule femme qu'il n'ait jamais aimé. Il veut se venger. Pour cela, il enquête sur une organisation secrète aux ramifications internationales. Il traque ainsi Dominic Greene, homme d'affaires apparemment misanthrope, mais qui cherche en fait à s'emparer des ressources énergétiques mondiales. Greene, incarné par le Français Mathieu Amalric est un méchant loin d'atteindre un machiavélisme digne d'un ennemi de James Bond, même s'il possède l'égocentrisme et l'impitoyabilité nécessaire.
Au cours de son enquête, l'agent 007 croise la ravissante Camille elle aussi assoiffée de vengeance, car sa famille a été massacrée par un général que Greene aide à prendre le pouvoir en Bolivie. La James Bond girl de Quantum of Solace est jouée par Olga Kurylenko, Ukrainienne de 28 ans dont la plastique devrait autant impressionner le public masculin que celle de Craig fera chavirer le féminin.
Le scénario de ce dernier James Bond est assez tortueux (assez « bondesque » en somme). Un peu trop peut-être pour ce qui est au final un film d'action survitaminé. Tout juste a-t-on les explications nécessaires pour tout comprendre, car il y a peu de place pour des discussions entre les scènes d'action.
On sort de la salle de cinéma après avoir passé deux petites heures fort divertissantes. Quantum of Solace est un très bon film d'action.
[1]Pour ceux qui s'interrogent mais n'ont pas osé poser la question, « quantum of solace » peut être traduit par « un peu de réconfort ».
[2] Mes connaissances féminines, si elles ne craquent pas volontiers pour son visage marqué, ne restent pas moins insensibles à sa musculature de dieu grec dont il nous fait une fois encore l'honneur dans une des scènes du film.
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