A COMME ALONE - Thomas GEHA
2005Black Coat Press, Rivière Blanche n°2015 (novembre 2005)
Couverture de JUAN
164 pages
4ème de couverture :
Pépé est un Alone, l'un de ceux qui errent sur les autoroutes sauvages d'une France post-cataclysmique, en proie aux hordes de pelerinceurs, aux monstrueuses voitortues, aux mutants diaboliques et aux fanatiques de tous bords.
Il cherche Grise, la femme qui l'a élevé et qu'il aime. Mais y a-t-il encore de la place pour ce sentiment dans un monde sans pitié ? Qui triomphera ? A comme Amour ou A comme Anarchie ? A comme Apocalypse ou A COMME ALONE...
L'avis :
Pépé est un Alone, un de ces êtres solitaires qui parcourent une France ravagée par quelque catastrophe. Il évite comme la peste les Rasses (les Rassemblés, fanatiques religieux, fanatiques militaires et autres groupes anthropophages). Toutefois, de temps en temps, il s’associe à d’autres Alones, que le hasard a mis sur son chemin.
Ainsi, il croise Gaby, avec qui il part en exploration de Rennes. Il y trouve une preuve que la femme qu’il aime et qui lui a tout appris, Grise, est en vie, alors qu’il la croyait morte. Aussitôt, il part à sa recherche, prêt à affronter tous les dangers pour la retrouver.
A comme Alone est une histoire assez simple, une aventure dans un environnement post-apocalyptique. On ne sait pas exactement quelle catastrophe a touché la France (et le monde probablement), mais cette dernière est ravagée et sa population a été décimée et ses villes abandonnées. A priori, c’est la faute des Nadrones, nettoyeurs mécaniques invisibles devenus fous, mais ça n’explique pas tout (à mon avis).
Les survivants ont formé des communautés souvent dirigées par des gourous manipulateurs, des chefs militaires impitoyables... Ou alors ils sont des Alones, des hommes ou femmes solitaires (parfois évoluant en binômes) qui errent dans les campagnes, à la recherche d’aventures et de quoi vivre.
Pépé est l’un d’entre eux et il nous raconte sa recherche de Grise, la femme qu’il aime et qu’il croyait morte. Sa gouaille, ses expressions familières et son franc-parler sont un régal. Un personnage bien sympathique que ce Pépé.
La première moitié du roman explique comment il découvre qu’elle a survécu, au travers de l’exploration mouvementée de Rennes. Sans l’exploration d’une ville en ruines (l’illustration de l’effondrement de la civilisation moderne qu’on connaît), un roman post-apocalyptique n’est pas un vrai roman post-apocalyptique. Thomas Geha se devait donc de faire évoluer son personnage dans les rues envahies de végétation, les immeubles où des animaux mutants ont remplacé les hommes. En l’occurrence, c’est Rennes, ce qui n’est pas sans nous dépayser (Paris étant souvent privilégiée par les auteurs de S-F).
La seconde moitié de A comme Alone détaille le sauvetage de Grise, gardée captive par des Rasses. Le roman perd alors un peu de son intérêt. Car cette aventure de Pépé n’a rien de vraiment passionnante. On sait que le héros va réussir à sauver sa belle, la question est comment il va le faire et pourquoi Grise reste chez les Rasses. Et les réponses n’ont rien d’extraordinaires.
Cela fait de A comme Alone un roman agréable à lire, avec des bonnes idées, mais rien de transcendant. Une lecture divertissante, ce qui est déjà pas mal !
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