LES MASSACRES DU COMMENCEMENT - Peter RANDA
1974Fleuve Noir, Anticipation n°645 (4ème trimestre 1974)
224 pages
4ème de couverture :
Les mutants.
Garil vient de nous avertir et nous plongeons tous immédiatement sous le couvert... Garil a la vue extraordinairement perçante et lorsque je relève la tête, une fois allongé dans un buisson, j'aperçois trois silhouettes qui se confondent encore avec les arbustes de la plaine.
Trois !...Ça nous donne une chance sérieuse malgré la précarité de nos armes... Des arcs, des lances et des couteaux... C'est dérisoire contre des hommes qui possèdent des fulgurants, des désintégrateurs et des pistolets termiques.
L'avis :
Les mutants sont apparus sur Terre. Supérieurs aux autres hommes en beauté et en intelligence, ils ont de plus en plus accéder à des postes importants, jusqu’à finalement s’opposer aux « normaux ». Ils ont alors procédé aux massacres du commencement pour se débarrasser de la majorité des hommes et les dominer.
Maintenant, les hommes sont enfermés dans des camps de concentration. S’ils ont de la chance, ils rejoignent des harems (pour les femmes) ou servent d’étalons (pour les hommes). Seule une poignée, réunie en tribus, survit dans les vastes contrées sauvage de la Terre.
Karan est un de ces hommes libres. Il va réussir, au cours d’une expédition de libération de prisonniers d’un camp de concentration, à capturer une mutante. Par amour, il lui laisse la vie sauve. Par amour, elle lui révèle les secrets des mutants.
Les Massacres du commencement est un roman haletant, qui laisse assez peu de répit au lecteur. L’action n’arrête jamais, les scènes d’action succédant aux scènes d’action. On a tout juste le droit à quelques pages plus tranquilles lorsque la nuit tombe et que les héros doivent se reposer.
Voilà probablement la seule qualité de ce roman. Le style est mauvais. Il y a souvent des répétitions. Peut-être est-ce voulu par l’auteur : le héros n’est pas lettré et il raconte son histoire avec ses mots. Toutefois, cela ne passe pas bien. Randa ne s’y prend pas comme il faut et on a plus l’impression que c’est mal écrit que volontaire.
L’histoire est des plus banales. Des mutants supérieurement beaux et intelligents ont pris le dessus sur les hommes. Ils les ont presque exterminés mais une poignée résiste. Un valeureux guerrier, plus malins que les autres, va presque à lui tout seul faire basculer la domination mutante… Ah oui ! J’oubliais : il tombe amoureux d’une mutante, évidemment…
En somme, Les Massacres du commencement est un divertissement potable. Pas un nanar, mais un roman très ordinaire qui ne mérite pas vraiment le détour.
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