CANTIQUES - TACKIAN & MIQUEL & BRION

Publié le par Vicklay

Scénario :Stéphane MIQUEL & Nicolas TACKIAN
Dessin & couleurs :Alain BRION
Les Insurgés d'Edaleth 1
2004
Soleil, Mondes Futurs (avril 2004)


4ème de couverture :

Pas de texte sur le quatrième de couverture.


L'avis :

Assez dur de résumer l’histoire que nous content Tackian et Miquel. Non seulement parce qu’elle est assez complexe, mais aussi parce qu’elle se déroule dans un univers dont on ne sait quasiment rien.
On sait seulement que sur Edaleth se trouve une cité secrète et sacrée, où se cache les Insurgés. Cette organisation rebelle est en opposition avec le gouvernement totalitaire et religieux d’Alamut. Le Commandeur Braso, dirigeant le Conseil, attend la première occasion pour mener une guerre contre les Insurgés et en profiter pour prendre le pouvoir. Il mène pour cela un complot, qui n’a d’égal que celui des Insurgés eux-mêmes et de leur chef, Mayak, qui veut lui aussi s’emparer du pouvoir.
Ce premier tome met notamment en scène Ama, une sicaire (une tueuse au service de Braso), infiltrée dans un groupe de tueuses insurgées. Elle découvre ainsi où se trouve Edaleth. Braso peut ainsi lancer la guerre. Mais la découverte d’Ama est en réalité une manipulation de Mayak…

Les Insurgés d’Edaleth est une mauvaise bande dessinée, autant le dire tout de suite.
Prenons d’abord les dessins. Autant j’aime bien ce que fait Alain Brion, j’avais déjà remarqué que ses œuvres ont tendance à pixéliser. Je ne sais pas si c’est dû à un manque de talent, à une mauvaise maîtrise de son outil d’infographie ou à une mauvaise impression, mais le rendu de presque toutes les planches est mauvais. Mais ce n’est pas tout : Brion maîtrise assez mal les mouvements des personnages, qui ont souvent des postures peu naturelles. Il se rattrape tout de même sur les visages, mais la qualité globale est d’un niveau très bas.
Passons ensuite à l’univers. On n’en sait rien. On n’a de décrit (assez peu) que deux planètes, dont l’une est semble-t-il recouverte par une ville et l’autre de désert. Rien d’original, en somme. On devine un régime totalitaire et religieux, mais mis à part ses dirigeants ambitieux, on n’apprend rien. Enfin, les Insurgés n’apparaissent en gros que sur deux ou trois planches. On ne peut pas dire que ce premier tome nous aide à apprécier un univers qui ne sort aucunement de l’ordinaire.
L’histoire, enfin, est banale, en plus d’être complexe. Complots sur complots. Rébellion contre dictature à la sauce religieuse. Vilains méchants dans les deux camps. Jolie tueuse au milieu de tout ce chantier… Bof, bof, bof.

Je vais m’empresser d’oublier Les Insurgés d’Edaleth. Direction la bibliothèque (parce que je ne jette pas de livres à la poubelle) pour ne plus en ressortir.
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Publié dans Bandes Dessinées

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